Organisé au début du mois de juillet depuis 2008, LaSemo est un festival pluridisciplinaire qui se caractérise par son ouverture d’esprit, la diversité de son public et son rôle d’avant-garde en matière de développement durable.

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LaSemo est l’un des premiers festivals durables de Belgique. En 2017, il a réuni 27 000 participants. En plus des concerts, les festivaliers peuvent profiter de nombreux spectacles d’art de rue, de courts-métrages, de contes, de danse... « Trois jours durant, nous tentons de créer un univers différent », explique Nora Gosse. Avec un tel éventail d’activités, LaSemo souhaite toucher un maximum de citoyens. L’événement prévoit différentes installations pour les personnes à mobilité réduite et s’investit activement dans des causes sociales. Bref, un pionnier dans le domaine de l’écologie et un exemple à suivre.

Histoire et évolution

La première édition de l’événement, qui a eu lieu en 2008 sur l’île d’Oneux, à Hotton, dans la province du Luxembourg, avait attiré quelque 4500 festivaliers. Depuis ses débuts, la durabilité et l’accessibilité sont les premiers objectifs de LaSemo, qui bénéficie du label Access-i depuis 2012. En 2013, le festival déménage vers le parc d’Enghien, dans le Hainaut. En 2017, l’affluence s’élève à 27 000 personnes, un record. Et environ 20 % des festivaliers sont des enfants ! À l’avenir, LaSemo souhaite que les riverains s’impliquent encore davantage en logeant les artistes. Le festival s’est vu accorder l’écolabel Clé Verte en 2017 et met tout en œuvre pour obtenir le Greener Festival Award le plus rapidement possible.

Pionnier de la durabilité

En 2016, 72 % des festivaliers déclaraient participer à LaSemo en raison de son approche axée sur le développement durable. De fait, les initiatives écologiques sont impressionnantes : gobelets réutilisables, toilettes sèches, îlots de tri des déchets, emballages réduits au minimum, décoration réalisée avec des matériaux recyclés, repas locaux et durables... pour ne citer que celles-là. À travers cette approche, LaSemo prouve au secteur qu’il est possible de faire les choses différemment et que les événements d’envergure peuvent, eux aussi, s’inscrire dans une démarche durable. En d’autres termes, LaSemo remplit une sorte de fonction de laboratoire lui permettant, à elle comme aux autres, de s’améliorer en continu.

PEOPLE
Le bien-être constitue l’un des cinq piliers du festival, qui entend être accessible à tous : familles, personnes à mobilité réduite, personnes défavorisées, jeunes bénéficiant de l’aide spéciale à la jeunesse, réfugiés, etc. Pour y parvenir, il mobilise notamment des collaborateurs maîtrisant la langue des signes, des interprètes en langue des signes pour les concerts et accorde des réductions aux groupes de personnes défavorisées. On y trouve différents types de campings (« familial », « festif » et « calme ») et des stands informatifs tenus par divers organismes sociaux dans le « village associatif ». Bref, il y en a pour tous les goûts : de quoi attirer une faune pour le moins bigarrée.

PLANET
Le développement durable est inscrit dans l’ADN de LaSemo ASBL depuis ses débuts. Sur le plan de l’écologie, surtout, le festival fait figure de pionnier en Belgique. Objectif affiché : avoir un impact minimal sur l’environnement. En témoignent des initiatives telles que les gobelets réutilisables, les toilettes sèches, les îlots de tri des déchets, les emballages réduits au minimum, la décoration réalisée avec des matériaux recyclés et les repas préparés à partir d’ingrédients locaux et durables. À l’achat du billet, un versement d’un euro supplémentaire permet de planter un arbre : les organisateurs ne veulent pas rater l’occasion de sensibiliser leur large public (près de 30 000 personnes) à travers la culture. LaSemo prouve également au secteur qu’il est possible de faire les choses différemment et que les événements d’envergure peuvent, eux aussi, s’inscrire dans une démarche durable.

PROSPERITY
LaSemo entend faire tourner l’activité locale pour que le festival apporte également une valeur ajoutée sur le plan économique. C’est pourquoi elle s’approvisionne auprès de PME de la région pour la nourriture et les équipements. Un marché proposant des produits locaux se trouve également sur le site même du festival. Notons que le projet s’appuie largement sur ses 100 bénévoles pour ce qui est des préparatifs et sur 650 volontaires en plus durant l’événement proprement dit. À l’avenir, l’ASBL ambitionne de créer une coopérative parallèle pour renforcer son pilier économique.
 
PARTICIPATION
Le festival s’appuie en grande partie sur des jeunes et des riverains bénévoles. Mais des personnes handicapées et des jeunes dépendant des services de protection de la jeunesse participent aussi au montage et au démontage du festival. Tous les collaborateurs ont voix au chapitre et bénéficient d’une grande autonomie. Quant au public, il a la possibilité de participer à des débats, de donner son avis dans le cadre d’enquêtes réalisées sur Facebook et d’être associé aux décisions touchant à la programmation du festival.

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