Les impact sociaux d'un projet entrepreneurial sont difficiles à quantifier. A fortiori lorsqu'ils sont l’œuvre d'une Petite ou moyenne entreprise (PME) et/ou lorsqu'ils s'étalent sur un horizon temporel éloigné. Le travail de Victoria Gribomont a voulu pallier cette lacune afin de valoriser les entreprises à haute plus-value sociale aux yeux des investisseurs potentiels. Mettant à profit son stage chez Simone a soif!, une entreprise spécialisée dans la fabrication de sodas naturels et artisanaux, elle a d'abord mis en œuvre les deux méthodes habituelles d'intégration de ces impacts dans les études de rentabilité (intégration de la valeur actuelle nette - VAN - dans le cash flow et ajustement du coût moyen pondéré du capital). Elle a ensuite mis au point la méthode de la VAN-D ou VAN durable, apte à prendre en compte les impacts négligés par les deux autres méthodes. Elle a, enfin, affiné ce concept en VAN-D ajustée en s'inspirant de la VAN ajustée utilisée dans le cadre des économies d'impôts. Dans le cas de Simone a soif!, la VAN totale a augmenté de 5,08 % par rapport à la VAN classique. Ce nouvel outil est susceptible d'être adapté à de nombreuses problématiques durables.
L'avis du jury Master's Thesis Award for Future Generations - Sustainable & Responsible Finance 2018
"Le jury a apprécié la dimension locale de la recherche, particulièrement pertinente pour le contexte belge qui compte un nombre important de PME. Le mémoire fait un pas en avant pour tenter de mesurer la valeur sociale d'une entreprise (...)"