Les nouveaux systèmes de distribution alimentaire ne cessent d'émerger. Pour connaître leur impact en matière d'émissions de gaz à effet de serre (GES) et proposer d'éventuelles améliorations, Solène Sureau a appliqué une analyse de cycle de vie à deux systèmes en circuit court (les paniers bios d'une coopérative et les GASAP) en les comparant à la distribution en circuit long. Il en résulte que le stade de la production constitue la principale source d'émissions. Pour la distribution, le supermarché enregistre le meilleur résultat. Viennent ensuite les GASAP, le magasin bio et, enfin, la coopérative. Ces résultats soulignent que si l'on veut évaluer l'impact en termes d'émissions de GES, l'analyse des kilomètres parcourus doit être complétée par celle de la chaîne logistique dans son ensemble. L'auteure situe cette problématique dans le cadre plus large du gaspillage alimentaire, de la qualité des produits et de leur origine géographique.
L’avis du jury du Master’s Thesis Award - Sustainable Food 2016 :
« Ce mémoire, basé sur une approche méthodologique claire et rigoureuse, arrive à des conclusions surprenantes. Il nourrit ainsi, avec des données objectives, une discussion nuancée sur les food miles et les circuits courts. Le travail a aussi le mérite de rendre attentif à des aspects auxquels on ne pense pas forcément dans ce contexte. »