Une "maison de l'eau" et un parc paysager pour tous, solutions face aux périodes de sécheresse et de manque d'eau potable pour le XXIe siècle
Malgré ses qualités intrinsèques, l’aménagement de bassins de filtration naturelle par lagunage a pour inconvénient de rejeter les eaux traitées dans les cours d’eau voisins. Chloé Dailly a imaginé un modèle hydrologique innovant permettant d’y ajouter les fonctions de potabilisation et de conservation de l’eau purifiée. Cette alternative architecturale et urbanistique a pour originalité de marier divers procédés jusqu’ici maintenus généralement isolés : noues (fossés) permettant la récupération des eaux de pluie et de ruissellement, traitement par filtration naturelle de type lagunage, potabilisation et stockage dans une « maison de l’eau » et, enfin, réintroduction dans le circuit habituel de distribution d’eau potable. Assortie d’une dimension récréative (réseau de promenades, aires de jeux et de repos, signalétique pédagogique...), l’implantation de ce parc paysager a été testée dans une zone inondable non-aménagée du bassin de la Lys à la frontière franco-belge.
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L’avis du jury du HERA Award Sustainable Architecture 2020 :
"L’auteure propose un beau travail sur la sensibilisation à la problématique de l’eau, en adoptant une démarche didactique intéressante et pertinente, accompagnée d’illustrations très réussies. Le travail intègre également la dimension politique de la gestion de l’eau en choisissant de se pencher sur un cas pratique transfrontalier (la commune de Comines). Le jury a grandement apprécié ce travail courageux, qui fait figure de leçon d’architecture."
Henry Pouillon est Docteur en archéologie et histoire de l’art, et Chargé de cours à LOCI Tournai de l’UCLouvain.