Les coopératives d'énergie renouvelable ne cessent de se multiplier en Belgique, comptant toujours davantage de membres. Maxime Lebrun a voulu savoir si ces coopératives sont de nature à corriger les défauts des structures classiques de production d'énergie renouvelable (position dominante de quelques firmes, manque de confiance du consommateur, informations peu disponibles, etc.). Il a d'abord dressé un inventaire des valeurs et principes des coopératives en question. Il a ensuite donné un aperçu des différentes coopératives présentes en Belgique. L'originalité de son approche est d'avoir questionné ces structures sous un regard économique pluriel, tout en utilisant également l'apport des sciences sociales. Son travail révèle l'importance du capital social (confiance des coopérateurs, sentiment d'appartenance à une communauté et engagement dans l'action collective) dans l'adoption et l'acceptabilité des énergies renouvelables. Il présente les coopératives comme des modèles hybrides d'organisation qui parviennent à créer une jonction entre la logique de marché et l'intérêt général. En dépit de certains dangers (érosion de l'esprit coopératif, etc.) et limites (législations inadaptées, etc.), il estime que ces coopératives permettent de mieux répartir les ressources tant naturelles que monétaires et promeuvent par ailleurs une autonomie accrue des individus.
L'avis du jury Master's Thesis Award for Future Generations - Cooperative Sustainable Economy 2018
"Le jury a apprécié l'approche transversale et engagée de ce mémoire. (...) L'auteur combine de façon innovante le concept NIMBY et le format coopératif. Il mobilise une littérature pertinente et intéressante, également pour des professionnels du secteur. Le jury encourage l'auteur à poursuivre son engagement personnel, et à prolonger ce travail (...)"