La protection de la ressource "eau" en Europe: une source d'inspiration pour la création d'un droit de l'homme à l'alimentation saine.
Le travail de Saba Parsa part de deux constats. Primo, les aliments transformés représentent près de 75 % des ventes alimentaires dans le monde et participent lourdement aux maladies non-transmissibles (obésité, diabète, hypertension, etc.). Secundo, la Cour européenne des Droits de l’homme ne reconnaît pas le droit à l’alimentation ni – a fortiori – le droit à l’alimentation saine. Saba Parsa a donc tenté d’établir la justiciabilité du droit à l’alimentation saine devant la juridiction strasbourgeoise en s’inspirant de sa jurisprudence relative au droit à l’eau. Situé à l’articulation du droit de l’environnement et du droit à la santé et porté par une logique « droit de l’hommiste », son travail fait écho à la popularité croissante de la notion de souveraineté alimentaire dans la société civile. En établissant les bases de la juridicité du droit à l’alimentation saine, sa recherche contribue également à questionner la responsabilité des États en la matière, tout en responsabilisant les multinationales du secteur agro-alimentaire.
L’avis du jury du Master’s Thesis Award - Sustainable Food 2017:
"Le jury a apprécié le caractère pionnier de ce mémoire, qui s’interroge sur le soutien que le citoyen peut recevoir d’un cadre juridique face à une alimentation pouvant contenir des substances nocives ou pour laquelle l’état ne développe pas une législation adaptée. Le sujet est original et l’aborder sous l’angle des droits de l’homme est audacieux."