Développer la littératie alimentaire pour manger sain, éthique et durable
La consommation d’aliments ultra-transformés constitue un facteur clé de la pandémie d’obésité à travers le monde. Les ingrédients utilisés (additifs, sucres raffinés, graisses et sels controversés) sont souvent méconnus des consommateur·rice·s. Leurs emballages sont peu recyclables et leur degré de conservation est faible. Laura Bonacini a cherché à savoir si le degré de littératie alimentaire des ménages bruxellois clients des supermarchés est lié à leurs achats relatifs à ce genre d’aliments. La littératie alimentaire recouvre les notions d’accès aux informations de qualité, la transparence et la lisibilité de l’information nutritionnelle, la préservation des traditions culinaires et du lien social via l’élaboration des repas. L’auteure a soumis 332 client·e·s d’enseignes bruxelloises à un questionnaire spécifiquement habilité à mesurer leur niveau de littératie alimentaire. Elle a établi, puis commenté, la relation faiblement positive du niveau de littératie alimentaire à la qualité des paniers alimentaires des répondant·e·s.
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L’avis du jury du HERA Award Sustainable Health 2020 :
"Ce mémoire aborde un problème très actuel, tant au niveau local qu’au niveau mondial, en mobilisant une méthodologie rigoureuse et une vision systémique. Le jury souhaite mettre en lumière ce mémoire qui traite d’une question importante et très peu abordée, notamment dans le parcours de formation des acteur·rice·s de santé. Il souhaite que de futurs travaux traitent de cette question également sous l’angle des comportements alimentaires."
William D’Hoore est Professeur et Doyen de la faculté de santé publique à l’UCLouvain.
Stephan Van den Broucke est Professeur et Vice-doyen de la faculté de psychologie et des sciences de l’éducation à l’UCLouvain.