La thèse vise à comprendre comment les IMF (Institutions de Microfinances) gèrent leur impact environnemental afin de fournir au secteur un cadre d'analyse, précisant ce qui est inclus sous le terme de "microfinance verte". Pour ce faire, elle identifie les stratégie adoptées par les IMF pour améliorer leur performance environnementale, leur motivation pour devenir vertes, les caractéristiques des IMF engagées dans la gestion environnementale et les défis auxquels elles sont confrontées lors de la mise en oeuvre de programmes environnementaux. Le Microfinance Environmental Performance Index (MEPI) est le nouvel outil proposé par Marion Allet pour donner un cadre à l'évaluation des performances environnementales des IMF. Il permet de faire le point sur leur engagement environnemental et d'identifier des pistes d'améliorations. Cette étude ouvre le débat sur le rôle que peuvent jouer les IMF dans la gestion des problèmes environnementaux ainsi que sur celui des bailleurs de fonds et investisseurs concernant la microfinance verte et la protection de l'environnement.
L'avis du jury du Doctoral Thesis Award for Future Generations 2015:
« La microfinance ne se préoccupe au départ que de deux piliers : les profits permettant à ses services d'atteindre une viabilité financière et la lutte contre la pauvreté permettant aux exclus du système bancaire traditionnel d'avoir accès à ses services. Le jury apprécie donc que cette thèse soit ciblée sur un troisième pilier, le pilier environnemental, qui caractériserait une "microfinance durable". » (extrait)