Fabriquant de produits alimentaires au soja, Alpro s’est, dès sa création, préoccupée du juste équilibre entre les 3P : « People », « Planet» et « Profit».

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Tournée générale Santé, Industrie, Alimentation

Alpro était à l'origine un rêve idéaliste de Philippe Vandemoortele et, en 1980, la société a trouvé sa place au sein du groupe Vandemoortele.

L'entreprise a été pionnière dans la fabrication de boissons végétales à base de soja, mais a étendu depuis sa gamme avec des margarines, des desserts, différentes sortes de yaourt et de la crème, et plus recemment, d'autres boissons végétales à base d'amande, de noisette, de riz, d'avoine ou de noix de coco. Alpro est le segment européen de la société américaine The WhiteWave Foods Company, et est le leader européen en alimentation végétale. Aujourd'hui, Alpro engage plus de 800 personnes.

PROFIT - Au-delà du profit…

Alpro est le résultat d’un rêve idéaliste de Philippe Vandemoortele. La société a été fondée en 1980 au sein du Groupe Vandemoortele ; depuis Alpro n’a pas arrêté de grandir. Aujourd’hui, la société réalise un chiffre d’affaires de 260 millions euros. Avec des installations de production dans 5 pays, elle emploie 700 personnes. En 2009, le Groupe Dean Foods a acheté Alpro au prix de 325 millions d’euros.

Si la croissance et le profit sont importants pour Alpro, la société veut prendre ses responsabilités sur le plan social et environnemental. Elle applique cette vision multidimensionnelle dans la formulation de ses objectifs d’entreprise (balanced scorescard) et l’évaluation de ses performances. Les dimensions, « People », « Planet » et « Profit » sont traitées toutes les trois sur un pied d’égalité au plus haut niveau de l’entreprise.

 

PLANET - parce que l’environnement est important aussi

Alpro a pris des engagements très importants pour l’avenir, par exemple atteindre un niveau d’émission zéro CO2 en 2020. Aujourd’hui, la société fait également de grands efforts pour réduire sa consommation en eau et en énergie. Elle essaie aussi de traiter ses eaux industrielles d’une façon plus écologique.
Un composant essentiel mais complexe dans l’histoire de développement durable d’Alpro est son produit de base : le soja pour consommation humaine. En soi, le soja est meilleur pour l’environnement que les produits laitiers et la viande, dont il est une réelle alternative comme source de protéine. Mais la culture du soja pose quelques objections majeures : elle contribue au déboisement des régions tropicales et dans nombre de cas, des fèves génétiquement modifiées (OGM) sont utilisées.

C’est pourquoi Alpro a choisi de travailler uniquement avec du soja «durable» , issu de fèves naturelles (sans OGM) qui n’ont pas été cultivées sur des terrains gagnés sur la forêt. Pour garantir cela, Alpro travaille avec un système sophistiqué de suivi qui doit assurer la traçabilité des fèves. Les fèves sont par exemple transportées vers ses usines via un flux de marchandises totalement isolé des circuits classiques de transport de soja «OGM».

 

PEOPLE - Le souci des personnes et le contact avec le société

Qui dit « développement durable » dit bien-être de l’homme. Alpro attache donc beaucoup d’importance aux conditions de travail des cultivateurs et des ouvriers locaux qui approvisionnent sa chaîne de production. Dans sa propre entreprise, Alpro investit beaucoup dans le développement personnel de ses employés. Par exemple, la société a développé un programme comprenant une dizaine d’initiatives qui visent à concilier vie professionnelle et vie familiale.

Au niveau nutritionnel, il est reconnu que les produits à base de soja sont particulièrement intéressants : sans cholestérol et pauvres en acides gras saturés, ils sont par contre très riches en protéines et en acides aminés essentiels.

Alpro considère qu’il est important d’assumer sa responsabilité sociale en tant qu’entreprise (RSE) et donc d’être un acteur social responsable. Ceci se traduit notamment par le soutien de projets qui visent à garantir la sécurité alimentaire dans les pays du Sud, mais aussi par la mise en place d’une concertation structurée avec les différentes parties prenantes liées à ses activités. Dpuis 2010, Alpro publie annuelement un rapport complet centré sur la responsabilité sociale de l’entreprise.

 

LES DEFIS

Alpro est, à juste titre, fier de ses produits et de sa chaîne de production. Mais une question importante s’impose : comment à l’avenir cette société compte-t’elle rendre ses produits accessibles à tous, y compris aux consommateurs aux plus bas revenus ? Le deuxième défi consiste à comment quitter le marché de niche pour s'intégrer dans un marché de masse sans nuire à sa durabilité.

Motivation du jury du "Grand prix des Générations Futures" 2010

Tout d’abord pour sa grande taille et son effet levier possible sur tout un secteur industriel ! Si « small is beautiful », le message du jury est que « big » se doit d’évoluer et de devenir « beautiful » également, si l’on veut voir notre société évoluer vers le développement durable. Alpro, de par son engagement constant en faveur d’un développement durable, constitue un excellent ambassadeur auprès de ses pairs.

Ensuite, comme en 2009 qui avait vu l’asbl EVA prônant un végétarisme « bon pour les gens et la planète » être couronnée, le jury veut adresser un signal à toute l’industrie alimentaire. Il est grand temps que le poids de la viande dans l’assiette des Européens diminue, tant pour des raisons de santé publique que de poids, à terme totalement insupportable, sur l’environnement. L’industrie se doit de proposer des produits alternatifs attrayants et intégrés à nos modes de vie. Ces produits alternatifs sont le coeur de l’activité d’Alpro et cela mérite d’être encouragé par les générations Futures !

Ensuite, le jury a apprécié le constant effort d’Alpro tout au long de sa supply chain en matière de développement durable dans le Sud : prospérité, environnement, aspects sociaux et participation y retrouvent leur compte. Ainsi, il faut souligner les efforts mis en oeuvre pour garantir l’utilisation de soja sans OGM, issus de zones où l’on ne déforeste pas pour produire du soja ou pour le bien-être des agriculteurs engagés dans la production du soja utilisé. Le tout contrôlé et certifié par un organisme indépendant. De même, ici en Europe, le jury a apprécié les efforts d’Alpro en matière de bien-être de ses employés, mais aussi de moindre consommation d’énergie (comme sa volonté, et ses premiers succès, à viser l’entreprise «carbon neutral»). Tendre vers un développement durable est un processus d’amélioration continue, c’est pourquoi le jury incite Alpro à poursuivre et à aller plus loin dans tous ces domaines !

Enfin, le jury a bien sûr été interpellé par le rachat d’Alpro en 2009, par le géant du lait en Amérique du Nord, Dean Foods. Le jury veut y voir un défi supplémentaire pour Alpro de renforcer, au sein de l’ensemble du groupe dont il fait désormais partie, la transition en cours vers des modes de production durables. Et alors que Dean Foods a déjà développé toute une division de produits bio et « alternatifs » pour l’Amérique du Nord, le jury veut également voir dans ce rachat le signe renforcé d’un engagement du groupe vers un rééquilibrage massif en faveur des protéines végétales, et ce, bien au-delà d’une stratégie de niche “haut de gamme”. Alpro, le Groupe Dean Foods, la planète et ses habitants ont tout à gagner d’un tel engagement à long terme !

Flandre, Flandre-Orientale