De Vloei est un quartier durable développé par la ville d’Ypres qui se veut être un exemple d’ajustement de la politique de logement pour les autres villes belges. 192 terrains y accueilleront 257 habitations, chacune sera équipée de techniques énergétiquement économiques. Divers aspects durables sont mis en avant dans le projet : l’écologie, l’économie, le social, la mobilité, la santé, le cycle de l’eau, etc. (voir section « soutenabilité » ci-dessous). L’objectif du projet : permettre à des personnes de profils variés d’acquérir ou de louer une maison ou un appartement dans le quartier et d’y développer un esprit de communauté dans un cadre verdoyant.
En 2008, les objectifs du projets ont été fixés avec les quatre partenaires impliqués dans son développement : la ville d'Ypres (propriétaire de 59%), l’intercommunale WVI (13%), la société de logement sociaux Ons Onderdak (14%) et le partenaire privé Imfiro (14%). Le projet est soutenu par la province et est présenté comme un exemple dans le Westhoek et en Flandre occidentale, via des séances d'information, des formations et des publications.
En 2009, des ateliers avec les partenaires du projet, des partenaires externes et des citoyens ont été organisés en vue de traduire leurs ambitions en plans concrets. En 2010, le plan global a été élaboré en collaboration avec l'architecte Jan Maenhout. Depuis 2010, les phases d’étude et de préparation se sont succédées. Enfin, en 2016, les terrains ont été mis en vente et la construction des habitations a commencé.
Le projet De Vloei, ainsi que les études préalables et sa réalisation sont, en grande partie, subsidiés par le programme Européen des Villes du Futur ainsi que par la VMSW, la société flamande pour le logement social.
PLANET
Plus de 30% du quartier est constitué d’espaces publics ou semi-publics verts avec une attention spéciale pour les espèces indigènes (peu de déchets et sans pesticides). Des nids pour les amphibiens, les oiseaux, les abeilles, les papillons sont inclus dans le projet. Il y a un minimum de 25 unités résidentielles par hectare dans le but d’améliorer l'utilisation de l'espace par rapport à la subdivision classique. Les allées, garages et jardins en devanture sont minimisés. Un parking collectif est prévu dans une zone du quartier afin de limiter la circulation. Pour les matériaux de construction, le choix se porte en priorité sur des matériaux renouvelables ou écologiques. L'eau de pluie s’écoule en surface par un ingénieux système de canaux et de bassins. Les toits verts sont obligatoires au niveau du 1er étage dans tout le quartier.
PEOPLE
Plus de 50% des parcelles sont qualifiées de parcelles sociales, tant pour les maisons que pour les appartements qui sont soit destinés à la location, soit à l’achat. Le projet traduit la volonté d’équilibrer les logements locatifs et les logements occupés par leur(s) propriétaire(s). La qualité des logements et de leur cadre, la qualité de l’environnement social et la sécurité font partie intégrante du projet.
La gestion des espaces communs proposés sur certaines parcelles se fera avec l’appui de la Ville d’Ypres pendant les 3 premières années, afin de faciliter les contacts entre les habitants qui, ensuite, en reprendront intégralement la gestion.
PROSPERITY
Le prix des logements est abordable, tant pour les logements proposés à la location qu’à l’achat. Les investissements qui devront être réalisés par les acheteurs selon le cahier des charges du quartier (toiture verte, pompe à chaleur), seront réduits par des achats groupés et seront récupérés à terme par les économies d’énergie qu’ils permettront.
L’aménagement des espaces publics dans le quartier a été conçu de telle manière à ce que les coûts d’aménagement et les coûts d’entretien soient réduits. Les voies publiques plus étroites et la gestion de l’eau hors sol ont permis de réduire les coûts d’aménagement 30%. En ce qui concerne l’entretien des espaces verts, des essences locales et demandant peu d’entretien ont été sélectionnées.
PARTICIPATORY GOVERNANCE
La ville est propriétaire de 59% du projet et dirige celui-ci. De Vloei est soutenu par le Conseil communal et par les divers partenaires. Ypres considère cette pondération comme un réel avantage. En effet, beaucoup d'autres quartiers durables en Flandre ont des problèmes parce que le projet n'a pas été d’emblée soutenu par le conseil communal.
Ce projet repose sur la collaboration entre les quatre partenaires et la province. Ses porteurs entretiennent des échanges réguliers avec d’autres quartiers durables et avec d’autres projets liés au programme Européen des Villes du Futur. Ils ont ainsi pu reprendre des solutions testées et qui fonctionnent tout en les adaptant à la situation de Ypres, et inspirent à leur tour d’autres acteurs.
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